« Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. » Cet article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 résonne aujourd'hui comme une condamnation à mort de nos institutions. Le principe théorique est pourtant d'une simplicité enfantine, pensé pour compartimenter le pouvoir en trois branches distinctes : Le législatif écrit les lois. L'exécutif exécute les lois. Le judiciaire sanctionne leur non-respect. Dans l'esprit de la caste qui nous dirige, la règle du jeu est limpide : chacun chez soi, et les moutons — comprenez : le peuple, cette masse jugée incapable de s'auto-gouverner — seront bien gardés. Pourtant, que ce soit à l'échelle française ou européenne, ce garde-fou démocratique est purement et simplement bafoué. Une justice sous tutelle et un Parlement de façade Le premier hold-up concerne l'autorité judiciaire. Dans notre ...
Je suis intimement convaincu que nous choisissons notre temps. Nous ne venons pas sur Terre par hasard, mais à l'époque précise que notre âme a décidé de vivre et d'expérimenter. Si j'en ai la certitude, c'est parce que je n'aurais pas pu ouvrir les yeux sur ce monde à un meilleur moment qu'en cette année 1970. L'âge de l'insouciance J'ai eu la chance de grandir au rythme du Club Dorothée , de Goldorak et des éclats de rire de la troupe du Splendide . C'était la génération Goldman et Queen. Au cinéma, nous découvrions le premier Superman ou L'Avare avec De Funès — un événement que personne à l'école n'aurait manqué. C'était le temps des après-midis entières passées avec les copains, entre pique-niques, bêtises innocentes et tours en motocross. La France affichait alors fièrement ses réussites : le TGV, le Concorde, sa souveraineté. On payait en francs, nous avions une monnaie, et l'équipe de France de football reflétait l...