« Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. » Cet article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 résonne aujourd'hui comme une condamnation à mort de nos institutions. Le principe théorique est pourtant d'une simplicité enfantine, pensé pour compartimenter le pouvoir en trois branches distinctes : Le législatif écrit les lois. L'exécutif exécute les lois. Le judiciaire sanctionne leur non-respect. Dans l'esprit de la caste qui nous dirige, la règle du jeu est limpide : chacun chez soi, et les moutons — comprenez : le peuple, cette masse jugée incapable de s'auto-gouverner — seront bien gardés. Pourtant, que ce soit à l'échelle française ou européenne, ce garde-fou démocratique est purement et simplement bafoué. Une justice sous tutelle et un Parlement de façade Le premier hold-up concerne l'autorité judiciaire. Dans notre ...