François Ruffin s'étonne dans un discours à la Fête de l'Huma que des Français aient plus peur de l'extrême gauche que de Marine Le Pen.
Ben oui François. Les Français ne sont pas bêtes au point d'avoir oublié l'histoire de l'URSS ou de la Chine communiste. Bien sûr que l'extrême gauche fait peur !
On voit bien où Ruffin veut en venir. Les gens ont la trouille de cette extrême gauche radicale et revancharde qui veut :
En découdre violemment avec les « fascistes ».
Spolier le moindre actionnaire qui gagne plus qu'un SMIC.
Importer des hordes de barbares pour remplir nos campagnes.
Alors forcément, j'ai moins peur d'un Ruffin que des sauvages de LFI. Ruffin, c'est juste la médiocrité en action : le rêve du député smicard de devenir un Président smicard dans une France de smicards.
Mais j'ai peur quand même. La France a été le phare du monde, et on ne fabrique pas des élites avec des smicards — on fabrique juste de la pauvreté et de la misère. Bref : moins peur avec Ruffin, mais peur quand même.
Une classe politique noyée dans la médiocrité
Et le reste de la gauche, me direz-vous ? Elle est comme l'ensemble de la politique française, de gauche à droite : médiocre.
Elle me fait peur aussi, mais pas par ses convictions : juste par sa stupidité et son incompétence. Elle n'est formée que de parasites technocrates qui seraient à peine capables de trouver un boulot au SMIC (on y revient) dans la vraie vie. Elle symbolise cette médiocrité française qui nous enfonce depuis les années 80, depuis que les boomers ont pris le pouvoir — la première génération de France plus médiocre à la fois que la génération précédente et que la suivante.
Et l'extrême droite ? On va encore nous ressortir le bruit des bottes et le retour des heures sombres. Quelle extrême droite ? Fin 2025, lors des discussions du budget pour 2026, elle votait main dans la main avec LFI en faveur de l'impôt universel ciblé. Nous avons le seul parti d'extrême droite au monde qui est économiquement de gauche.
Même Lisnard, l'électron libre, le libéral économique soi-disant pro-entrepreneurs, arrose les associations d'argent public dans sa propre ville. En France, même les libéraux sont de gauche.
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