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La paix sociale dans nos banlieues

 

Quand on aborde la question de la sécurité dans les zones à forte mixité ethnique, notamment avec une population issue de l’immigration, il est intéressant de tourner son regard vers Singapour. Ce petit pays a réussi à intégrer des communautés très différentes – qui, a priori, ne se portent pas une affection particulière – dans des immeubles qui rappellent nos HLM de banlieue. Comment ça fonctionne ?
 
L’ensemble de la population épargne pour sa retraite via un compte bloqué, le CPF (Central Provident Fund). L’argent collecté sert à financer la construction d’immeubles publics (les HDB) vendus à prix préférentiel, avec des règles strictes : pas de location autorisée et un seul appartement par famille. Cela donne un rendement concret à l’épargne retraite des Singapouriens. Ces quartiers HDB ne sont pas isolés. Ils côtoient les résidences privées (condominiums et maisons individuelles). L’État n’y intervient pas de manière intrusive, mais on y trouve de nombreux commerces privés et d’excellents transports publics. La grande différence avec nos HLM ? La propriété. Les habitants sont propriétaires de leur logement. Ils remboursent leur crédit tous les mois. Ce n’est pas un dossier social accordé par un fonctionnaire, c’est un bien privé qui finance en même temps leur retraite. Ce n’est pas l’État qui paie : c’est chaque Singapourien qui comprend parfaitement qu’il faut respecter l’endroit où il vit, parce que cet endroit lui appartient.

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