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Mélenchon : Le grand cirque du fond et de la forme

 

Mélenchon est un tribun d'expérience. Il use à la fois du fond et de la forme pour séduire, et c'est précisément ce qui donne le droit à ses détracteurs de le juger sur ces deux tableaux.

Que ce soit une ordure ne fait aucun doute. C'est un homme politique qui a passé sa vie à parasiter la scène politique sur le dos de nos impôts, changeant d'avis comme de chemise selon les vents médiatiques, et s'enrichissant à outrance sans jamais avoir rien produit de sa vie. À plusieurs reprises, il a montré un mépris profond pour les classes laborieuses — « les gens », comme il les appelle. Bref, c'est un homme politique : en cela, il n'est ni pire ni meilleur que ses concurrents. Il séduit, mais c'est un acteur. Et lorsqu'on le juge sur la forme, c'est aussi pour le rappeler.

Sur le fond, j'ai lu son programme en détail. J'ai même proposé des amendements, puisqu'on en avait le droit. C'est un programme d'extrême gauche classique : limitation de la propriété privée, augmentation massive de la fiscalité... Sur le plan économique, la France tiendrait six mois avant de s'effondrer. Certaines mesures sont carrément débiles : la taxation des non-résidents, la garantie de pouvoir travailler, la garantie sur les loyers... Elles sont débiles parce que la France est un pays dans le monde, et que le monde ne fonctionne pas comme ça. Du coup, on verrait un petit vent de « socialisme » avant de se manger un « virage de la rigueur » bien brutal, que les gens qui ont connu les années 80 connaissent par cœur.

J'ai aussi vu ses équipes et ses mouvements sympathisants. Ça vaut le détour. Entre la groupie qui mouille le fond de sa culotte au moindre terme de « planification » parce qu'elle se voit déjà planificatrice d'une armée d'hommes « planifiés » à ses pieds, et le communiste qui veut taxer les entreprises à 100 % pour fonctionnariser l'ensemble du salariat — et qui considère que même le petit artisan du coin est un méchant patron... J'en passe et des meilleures.

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