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Les sujets dont nous ne parlerons pas.

 

Ce programme ne prétend pas aborder l’exhaustivité des débats de société. Le libertarisme est avant tout une doctrine de responsabilité, visant à sanctuariser la liberté de l’individu et à réduire drastiquement l’interventionnisme de l’État. Si de nombreux sujets sont ici passés sous silence, c’est précisément parce qu’il n'appartient pas à la puissance publique de s'en emparer.

Qu'il s'agisse des modalités de transition face au défi climatique, de la place des minorités ou des évolutions sociétales, la liste est infinie. Sur ces questions, les opinions divergent légitimement, tant sur les solutions que sur la manière de poser les problèmes. Il n’appartient pas à l’État d’imposer aux citoyens une manière d’être, de vivre ou de penser.

Face aux enjeux de discrimination ou de représentativité, nous rappelons un principe cardinal : la liberté contractuelle et d'association. Imposer des quotas de genre ou contraindre un employeur dans ses choix de recrutement — quels que soient ses critères d'appréciation — constitue une ingérence dans la propriété privée. De même, l’État n’a pas vocation à subventionner des événements ou des communautés, fussent-elles de nature sexuelle ou culturelle. Dès lors que deux parties concluent un accord de gré à gré et dans le respect du droit d'autrui, l’État n'a pas à interférer.

Certes, d’autres questions éthiques majeures méritent une réflexion nationale approfondie. C'est le cas, par exemple, de la justice pénale suprême et de la peine de mort. Sur ces sujets exceptionnels, les citoyens devront pouvoir s’exprimer directement par voie de référendum.

Pour autant, la démocratie directe ne saurait devenir un outil de subversion de nos libertés. Voter pour ce programme, c’est donner un mandat clair pour sa réalisation. Il ne sera jamais question de remettre en cause les fondements mêmes de notre projet. Le rôle strictement limité de l’État, le périmètre de ses interventions et l'exercice exclusif de ses missions régaliennes sont des piliers constitutionnels auxquels on ne doit toucher qu’avec la plus extrême prudence.

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