Accéder au contenu principal

À la ferme

 

Nous sommes en 1970 à la ferme de ma nourrice, une femme extra-ordinaire que je faisais rire avec mes pitreries. Le vieux monsieur s'appelait James, il n'était pas si vieux mais il avait fait la guerre, alors il avait l'air vieux. Le poney s'appelait Woolmark en référence à la marque de vêtements et la jeune fille s'appelait Cécile et je crois me souvenir que j'en étais amoureux. 

Le garçon, c'était moi. J'avais sept ans et finalement, je pense que j'étais heureux.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'illusion constitutionnelle : Chronique d'un coup d'État feutré

« Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. » Cet article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 résonne aujourd'hui comme une condamnation à mort de nos institutions. Le principe théorique est pourtant d'une simplicité enfantine, pensé pour compartimenter le pouvoir en trois branches distinctes : Le législatif écrit les lois. L'exécutif exécute les lois. Le judiciaire sanctionne leur non-respect. Dans l'esprit de la caste qui nous dirige, la règle du jeu est limpide : chacun chez soi, et les moutons — comprenez : le peuple, cette masse jugée incapable de s'auto-gouverner — seront bien gardés. Pourtant, que ce soit à l'échelle française ou européenne, ce garde-fou démocratique est purement et simplement bafoué. Une justice sous tutelle et un Parlement de façade Le premier hold-up concerne l'autorité judiciaire. Dans notre ...

Génération X

  Je suis intimement convaincu que nous choisissons notre temps. Nous ne venons pas sur Terre par hasard, mais à l'époque précise que notre âme a décidé de vivre et d'expérimenter. Si j'en ai la certitude, c'est parce que je n'aurais pas pu ouvrir les yeux sur ce monde à un meilleur moment qu'en cette année 1970. L'âge de l'insouciance J'ai eu la chance de grandir au rythme du Club Dorothée , de Goldorak et des éclats de rire de la troupe du Splendide . C'était la génération Goldman et Queen. Au cinéma, nous découvrions le premier Superman ou L'Avare avec De Funès — un événement que personne à l'école n'aurait manqué. C'était le temps des après-midis entières passées avec les copains, entre pique-niques, bêtises innocentes et tours en motocross. La France affichait alors fièrement ses réussites : le TGV, le Concorde, sa souveraineté. On payait en francs, nous avions une monnaie, et l'équipe de France de football reflétait l...

Les amoureux sous le pont

 Singapour 2006