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Nous aurons un avenir radieux

 

La France Insoumise nous vend un SMIC à 1 600 euros, la semaine de 32 heures et une forte réduction des aides aux entreprises, notamment des allègements de charges sociales sur les bas salaires, pour financer sa politique sociale. Ça fait rêver sur le papier. La réalité est nettement plus complexe. Ces trois mesures cumulées — hausse significative du SMIC, passage aux 32 heures sans perte de salaire mensuel et réduction (voire suppression partielle) des allègements de charges — entraîneraient une augmentation du coût horaire du travail pour l’entreprise de l’ordre de 30 % à 45 %. Chaque point de hausse du coût du travail a un impact sur l’emploi. Selon plusieurs études économiques, un point de pourcentage supplémentaire coûterait environ 20 000 à 40 000 emplois (non créés ou supprimés). Mais l’impact n’est pas linéaire. Le premier pourcent d’augmentation, appliqué au coût actuel, n’a pas le même effet que le trentième pourcent appliqué sur un coût déjà fortement revalorisé. En d’autres termes, plus le coût du travail augmente, plus l’impact marginal devient lourd : le dernier point de hausse pourrait détruire ou empêcher la création de bien plus d’emplois que le premier. L’argument classique opposé consiste à dire que les gains de revenus des salariés vont booster la consommation et donc relancer la croissance.  Quels gains ? La plus grande partie de l’augmentation du coût pour l’entreprise n’ira pas dans la poche du salarié, mais dans le financement des charges sociales (via la baisse des allègements) et dans la réduction du temps de travail. Le gain net pour un smicard resterait relativement modeste — de l’ordre de 150 à 200 euros par mois dans le meilleur des cas — et serait rapidement rogné par l’inflation, la hausse probable d’autres prélèvements (taxe sur le carburant, énergie, etc.) ou la réduction de certaines aides.

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