Le modèle social français actuel est à bout de souffle, asphyxié par une bureaucratie qui infantilise les citoyens et confisque leur richesse. Il n’est pas du rôle de l’État de subventionner des associations idéologiques, de sous-perfuser la presse ou de financer l'installation des rideaux de la ménagère sous prétexte de transition écologique. Cette nouvelle ère marquera la fin définitive du financement public pour tout ce qui relève de la sphère privée. Le mot même de « subvention » – qui n’est qu’un système de clientélisme et de corruption légale à grande échelle – sera banni du paysage institutionnel français.
Dans cette logique de responsabilisation, les aides sociales généralisées et obligatoires prendront fin. Nous substituerons à la contrainte étatique un modèle de liberté et d'assurance contractuelle.
1. La liberté d'assurance : Santé et Chômage
L’État engagera un dialogue immédiat avec les acteurs financiers et mutuels privés afin qu’ils proposent aux Français des offres d'assurances sociales (santé, chômage) diversifiées et compétitives.
Une souscription strictement optionnelle : Chaque citoyen redevient maître de son budget et choisit de s'assurer, ou non, selon ses besoins.
Une garantie d'accès universel : Pour éviter les dérives des systèmes anglo-saxons, les licences d'exploitation de ces compagnies privées seront conditionnées à une obligation stricte : l'accès à leurs offres doit être garanti à tous, sans aucune limitation liée à l’âge, à l’état de santé ou à la situation sociale de l'assuré.
Un tarif unique par opérateur : Au sein d’une même compagnie, l'offre de base devra être proposée au même prix pour tous les souscripteurs. La concurrence s'exercera d'une compagnie à l'autre, tant sur les tarifs que sur la nature des prestations, stimulant l'efficience du marché.
2. Retraites : Transition juste et Souveraineté patrimoniale
Le système de retraite par répartition, démographiquement condamné, sera progressivement éteint au profit d'un système de capitalisation optionnel géré par des acteurs privés. L'État honorera cependant ses engagements passés de manière juste et transparente :
La garantie des droits acquis : Toute personne ayant cotisé au précédent système par répartition touchera une pension proportionnelle à sa durée de cotisation. Le taux plein sera garanti après 40 ans de cotisation, sur la base intangible de la moitié du salaire médian. Cette règle s'appliquera immédiatement aux retraités actuels, remettant de l'équité là où les réformes successives ont créé de la confusion.
Un capital au service du logement : Le capital accumulé par les gestionnaires de ces nouveaux fonds de retraite privés devra être exclusivement fléché vers l’économie réelle, et plus précisément vers la construction de logements. Ces logements seront proposés à la vente ou à la location, garantissant de fait que chaque résident permanent dispose d’un toit au-dessus de sa tête, quels que soient ses moyens.
3. Le filet de sécurité régalien : L'aide aux vulnérables
Parce que la solidarité nationale ne doit s'exprimer que face aux tragédies réelles et insurmontables, l’État limitera son aide financière à trois cas d’extrême nécessité :
Le handicap lourd : Une prise en charge totale pour les personnes souffrant d'une invalidité excluant définitivement toute insertion dans le monde du travail.
La protection d'urgence de l'enfance : Le financement du placement temporaire d'un mineur en situation de crise absolue (orphelins, parents incarcérés, maltraitances criminelles avérées). Cette mesure ouvrira systématiquement la voie à des poursuites pénales et la priorité absolue d’accueil sera toujours accordée à la famille de sang ou aux proches.
Les Hospices Publics : L’État assurera le financement et le fonctionnement d’hospices publics hospitaliers. Ces structures n'auront pas vocation à remplacer les médecins généralistes libéraux ni à pratiquer la médecine de confort. Elles seront strictement dédiées à réaliser, à moindre coût pour tous les résidents permanents, les interventions chirurgicales lourdes dans les cas graves ou urgents.
4. Le Droit au Rebond : L'aide temporaire unique
Parce que les accidents de la vie peuvent frapper chacun d'entre nous, la solidarité nationale doit être un tremplin, pas un mode de vie.
Tout citoyen français majeur pourra, en cas de coup dur, solliciter une aide temporaire d'urgence dont le montant sera indexé sur la moitié du salaire médian. Cette aide pourra être déclenchée autant de fois que nécessaire, à la seule condition que la durée cumulée des versements ne dépasse pas un an sur l'ensemble de la vie de l'individu. Au-delà, la responsabilité individuelle reprend ses droits.
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